14.06.2009
CE N’EST PAS A LA POPULATION DE PAYER LA CRISE

Invité du Talk Orange-Le Figaro, Olivier Besancenot, leader du Nouveau parti anticapitaliste, appelle à l'unité des luttes radicales «dans un souci d'efficacité». «Je crois qu'on est encore dans un cycle où l'on peut remporter des victoires sociales», estime-t-il.
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Le chômage,l'aggravation de la crise.
Le chômage, qui a recommencé à monter après deux ans de baisse, devrait poursuivre sa crue en France en 2009 avec l'aggravation de la crise.
Reléguant le pouvoir d'achat au deuxième rang des préoccupations, le chômage inquiète désormais une majorité croissante de Français alors que les annonces de suppressions d'emplois massives et de fermetures d'usines se sont accélérées depuis la rentrée. De l'automobile à la sidérurgie en passant par l'immobilier ou l'industrie pharmaceutique, la liste des secteurs touchés s'allonge de semaine en semaine. Après avoir baissé depuis début 2006, le taux de chômage a recommencé à augmenter au troisième trimestre à 7,3 % en métropole (+ 0,1 point) et 7,7 % avec les départements d'outre-mer.
Une remontée également perceptible au travers des inscriptions à l'ANPE, où le baromètre de référence a bondi de près de 47 000 en octobre pour repasser au-dessus de deux millions de chômeurs. Il faut remonter à mars 1993 pour retrouver une hausse mensuelle plus forte.
L'économie française a détruit plus d'emplois qu'elle n'en a créés pendant deux trimestres consécutifs. Elle perdrait globalement 97 700 postes au second semestre 2008, puis 169 000 au premier semestre 2009.
Le chômage, après avoir surtout touché les jeunes et les intérimaires, « va probablement prendre un caractère plus généralisé » pour arriver en 2009 à 8,2 %, prévoit l'Organisation de coopération et de développement économique
PLUS 64 000 en nov 2008.Compter sur autant sinon plus en déc 2008.Pas très réjouissant comme perspective pour 2009. En plus il faut bien constater que les premières victimes du chômage sont les précaires : Intérimaires, CDD, contrats aidés, jeunes pris dans des attrapes-couillons. Comme toujours dans les catastrophes se sont les plus faibles et les plus exposés qui morflent en premier.
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Sécurité sociale pour 2009
L’Assemblée nationale a adopté, mardi 05 novembre 2008, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, qui table sur un déficit à 8,6 milliards d’euros. Une prévision qui a peu de chances de résister à la crise. Un nouvel alourdissement des taxes et des prélèvements a été voté.
Augmentation (de 2,5 % à 5,9 %) de la taxe sur le chiffre d’affaires des complémentaires santé.
Création d’un « forfait social » de 2 % à la charge des employeurs sur l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et la retraite supplémentaire.
Une nouvelle fois, l’État comble ses déficits en prenant dans la poche du privé, plutôt que de s’attaquer à une réforme de fond du système social français. À l’été 2004, avait été votée une “grande réforme” de l’assurance-maladie censée ramener le régime général de la Sécurité sociale
Les déficits perdureront tant que ne sera pas revu l’organisation de la Sécu et tant que ne sera pas envisagé une mise en concurrence plus avancée de l’assurance maladie (caisses d’assurance et hôpitaux). Notre système n’en sera que plus efficace, c’est-à-dire, à couverture égale, moins coûteux pour tous les salariés.
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